La hausse

Plusieurs alternatives ont été proposées afin de contrer un dégel massif des frais de scolarité. Dans la section "Notre solution", vous trouverez une alternative à la hausse, qui concerne la contribution des entreprises. Depuis une assemblée générale spéciale tenue en 2007, la CADEUL détient une position officielle d'être contre toutes hausses des frais.

 

Depuis 2007, nous vivons déjà une augmentation de 50$ par session. En 2012, cela représentera 500$ de plus qu'en 2007. Le gouvernement a annoncé, en mars dernier, une hausse des frais de scolarité pour 2012. Il n'a toutefois pas annoncé la nature de la hausse. Plusieurs scénarios sont envisagées, et ce n'est rien qui augure bon présage :

Modulation :

    • Le terme moduler signifie différencier selon un critère préétabli. Nous parlons ici de deux types de modulations, soit selon le coût de la formation ou selon le revenu estimé.
      • Modulation par discipline (par programme d'études) : les frais seraient plus élevés selon certains domaines d'études pour des raisons d'équité dans le coût de formation. Donc, un étudiant en génie paierait plus qu'un étudiant en droit, et un étudiant en médecine paierait plus qu'un étudiant en lettres ou en sciences sociales.
      • Modulation selon le revenu anticipé : le prix de formation serait différent selon la moyenne de salaire prévue à la fin des études. Donc, si un avocat ou un ingénieur décidait de travailler pour le milieu communautaire ou pour une organisation humanitaire et non pas pour le privé, il verrait ses frais de scolarité augmenter de manière faramineuse, même si son revenu estimé ne serait pas le même.
    • Une recherche est en cours de rédaction sur ce sujet et sera présentée au Caucus des associations du mois de mars 2011. Pour plus d'information, nous vous conseillons de contacter le vice-président aux affaires externes, François Carbonneau (externes@cadeul.ulaval.ca).

Déréglementation :

    • La déréglementation signifie d'enlever toutes formes de restrictions concernant les frais de scolarité aux universités. Celles-ci pourraient fixer le niveau des frais à leur convenance. en d'autres mots, c'est d'éliminer toutes formes de réglementation. C'est une avenue inquiétante pour l'accessibilité aux études.

• Augmentation au niveau de la moyenne canadienne :

    • Avant tout, il convient de mentionner que la moyenne canadienne du coût des frais de scolarité se chiffre à 5 350$ par année, soit deux fois le coût moyen de ce que nous coûtent présentement nos études au Québec (environ 2 359$). Si le gouvernement choisit cette alternative, il pourrait décider d'augmenter nos frais en une seule fois, ou graduellement, sur plusieurs sessions / années.
      Le tableau suivant présente le coût des frais de scolarité selon la province : Tableaux prix .pdf

IPU / RPR :

    • L'IPU a pour objectif une juste contribution de l'étudiant au financement de ses études selon le principe de bénéficiaire-payeur, le tout passant par la contribution collective des étudiants à partir du revenu de chacun. Le RPR permet aux étudiants ayant fini leurs études de rembourser leur dette d'études en fonction de leur revenu, lorsque celui-ci dépasse un seuil défini.
    • Nous vous présentons la critique de la CADEUL face à ces deux alternatives, qui démontre leur entrave à l'accessibilité aux études supérieures.
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