PETITE HISTOIRE DE LA CADEUL

Afin de placer la CADEUL dans un contexte plus large et de tenter de lui donner la place qui lui revient dans le mouvement étudiant québécois, laissez-nous généraliser et passer outre les prescriptions de l’objectivité pour vous offrir ce bref historique de la CADEUL.

Commençons par le commencement et procédons rondement.  En 1929, soixante-dix-sept (77) ans après la fondation de l’Université Laval, le « campus » de Québec voit s’organiser un certain pouvoir étudiant.  Les étudiants de Laval se dotent d’une association générale, l’AGEL.  Petit à petit, la vie associative de l’Université se développe... un peu comme le reste de la société.

Durant toute la période qui précède la révolution tranquille, peu d’informations nous sont connues sur les activités de l’AGEL.  Il semble qu’elle survive au passage du temps et qu’elle organise de plus en plus la vie étudiante.  L’agenda étudiant, par exemple, semble être un des services qu’elle offre à ses membres.

Les années '60 voient l’AGEL poursuivre ses activités.  Elle participe au mouvement national étudiant, à titre de membre de l'Union Générale des étudiants du Québec, et connaît avec lui une période assez faste.

En 1968, l’AGEL apparaît assez influente pour arriver à faire siéger deux (2) étudiants au Conseil de l’Université.  Des difficultés surviennent du côté de l’administration universitaire et tout ne se passe pas comme l’aurait souhaité l’association de campus.  Malgré tout, la présence des étudiants sur les instances de l’Université commence à s’enraciner.

Puis, en 1969, l’AGEL disparaît, dissoute par son assemblée générale.  Certains des services qu’elle opérait se retrouvent dans une Direction générale de la vie étudiante, mais l’association ne se remplace pas si facilement:  elle laisse un grand vide.  Ce vide, surtout criant du côté de la représentation étudiante, plusieurs regroupements nouveaux vont tenter de le combler.  Mentionnons seulement le REP, Regroupement des étudiants de premier cycle qui, bien qu’il ne parviendra pas vraiment à unifier les étudiants du campus, constituera la tentative la mieux orchestrée de reprendre le contrôle de la représentation étudiante durant cette période.

Les années ‘70, avec leur lot de bouleversements, grèves et manifestations populaires vont donc trouver une Université Laval où les étudiants ne sont pas vraiment représentés de façon globale.  Les Comités, Commissions et Conseils de l’Université continueront de recevoir des membres étudiants, mais l’instance de coordination universitaire demeurera boiteuse.

Enfin, en 1980, une nouvelle tentative plus fructueuse est tentée.  Les grosses associations facultaires procèdent au référendum de constitution de la CADEUL.  Cette fois, l’association semble avoir les reins suffisamment solides pour prendre la relève de l’AGEL.

Depuis, la CADEUL s’est donnée comme mission de défendre les droits et intérêts des étudiant(e)s de l’Université et de les représenter sur le campus ainsi que vis-à-vis du gouvernement.  Elle a commencé à offrir des services abordables et de qualité à ses membres afin de satisfaire leurs besoins.  Elle s’est aussi méritée une réputation de rigueur académique que son mémoire sur les États généraux de l’éducation (1995) démontre bien.

La forme institutionnelle de la CADEUL a beaucoup évolué sur cette période de dix-neuf (19) ans.  Nous sommes passés d’une forme d’association générale à une forme résolument confédérative, puis nous nous sommes promenés entre les deux pour nous stabiliser, en 1998, sous une forme hybride qui confère la gestion courante des positions aux membres associatifs et la gestion financière aux élus des membres individuels.

Nous nous construisons à chaque année, mais nous sommes confiants d’avoir trouvé un équilibre intéressant entre toutes les composantes de notre mission.

 




 

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